Triste soirée, belle nuit…

Connaissez vous le mot Hotarugari ? Il signifie chasse à la luciole, c’est pour nos amis japonais un élément typique de leur culture.

L’été au japon quand les dernières lueurs du soleil s’effacent pour laisser la place à la lune on admire le vol des lucioles. Ensuite on joue à les récolter dans de grands sachets de toile pour les lacher dans sa chambre une fois de retour chez soi. Pourquoi tant d’attirance pour ces insectes ? Les lucioles sont souvent identifiés à l’âme ou l’esprit ainsi qu’à la mélancolie, le mystère de la nuit et bien d’autres thèmes…

Par exemple dans le film Ninja Scroll, rappelez vous la scène entre Jubei et Kagero, cette scène haute en émotion, pleine de mélancolie, de tristesse… Pensiez vous un instant que celle-ci puisse être aussi intense sans les lucioles qui l’illuminent ?
Il en est de même à la fin lorsque Jubei se retrouve seul simplement entouré une fois encore des lucioles justement.

Dans la série d’OAV de Blackjack, Prenez le temps de regarder la troisième. En voici le pitch de DVD anime :

« Une grande offensive militaire amène un puissant état (les Etats Unis en fait) à capturer le général Cruz, leader de la République d’Ortega. Lors d’un transfert, il est liberé par sa fille, Maria, et un groupe encore actif de révolutionnaires. Maria demande alors l’aide de Black Jack pour maintenir son père en vie le temps qu’il rentre dans son pays. Ce dernier est en effet en phase terminale d’un cancer. Mais l’armée US ne compte pas le laisser fuir. Une guérilla s’installe alors en pleine forêt, au milieu de laquelle Black Jack va tenter de prolonger la vie de Cruz … »

Comme d’habitude avec cette série, l’ambiance est assez sombre, l’histoire prenante et émouvante mais revenons à nos lucioles [attention aux spoilers] Losque Blackjack tente une ultime fois de sauver son patient sachant pourtant que c’est en pure perte, les lucioles font leur apparition et s’élever au dessus de l’eau laissant un sombre présage planer sur l’opération de la dernière chance…

Bien entendu le plus grand classique parlant de luciole est le fameux tombeaux des lucioles de Takahata. Sans les lucioles qui accompagneront la vie et le trépas de nos jeunes héros il ne serait pas aussi poignant.

D’ailleurs il est bon de savoir que le début et la fin du film ne correspondent pas au roman original « La tombe des lucioles » d’Akiyuki Nosaka. Roman que l’on peut retrouver dans la version collector du film. Ces 2 ajouts montrent les fantomes des enfants et si on y regarde de près le lien avec les lucioles qui sont présent durant la majore partie du film est là : esprit, âme, début de l’article ^^…

En conclusion, la prochaine fois que vous vous promènerez dans des lieux l’été où l’on peut voir lesdits lucioles ne cherchez pas à les éloigner, asseyez vous et laissez vous porter dans le monde des ames défuntes en vous rappelant les proches perdus…

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