Etre Nippon n’empèches pas de…

Faire dans l’international

Souvent on remarque que tout est lié, une action entrainant une autre. C’est le cas pour la naissance de Nippon Animation. Bien que ce studio soit officiellement né le 3 juin 1975 grace à Koichi Motohashi et aussi à cause des problèmes de santé de la maison mère (on en parlera plus loin), il faut remonter dans les années 60 pour parler de ce studio qui doit figurer au panthéon des plus anciens de l’animation. Donc accrochez vous et affichons notre plus beau style baba pour parler du rendez vous du dimanche de la Chaine Fuji.

En effet à la fin des années 60 Fuji propose chaque dimanche soir l’adaptation d’un roman pour enfant. Un jeune studio va se proposer et décrocher le pompon des adaptations : Zuiyo. Il va reprendre la série Moomin des mains de TMS mais n’ayant pas de studio propre à continuer celle ci il laisseront la réalisation de celle ci à Mushi (quand je dis que tout est lié). Mushi continura de réaliser les séries de Zuiyo durant 4 ans avec quelques séries inédites et d’autres en continuation (comme Moomin).

En 1973 le studio s’équipe enfin d’une chaine complète de production d’anime et produit elle même ses séries délaissant Mushi. C’est à ce moment qu’il commence à prendre contact avec des partenaires internationaux comme le groupe Apollo film (des allemands). Sortiront à cette époque Vic le vicking et surtout Heidi qui nous a bercé (du moins les plus anciens d’entre nous). Bien entendu lorsque le nom d’Heidi résonne à vos oreilles vous pensez Miyazaki et en effet il est intéressant de savoir que nos 2 compères de Ghibli ont bossé pour N A (=Nippon anim’ pour faire court pour la suite). Manque de chance, si ces 2 séries sont de bien belle facture pour l’époque elles vont entrainer le studio au bord de la faillite et il n’y a pas de solution miracle pour sauver les meubles la séparation : les dirigeants de Zuiyo deviennent Zuiyo Enterprise et les techniciens quant à eux créent N A.

C’est chez eux que Hayao Miyazaki fera ses premiers pas en tant que réalisateur, sur la série Conan, le fils du futur (1978). Il quittera le studio après pour son film sur Lupin III.
A cette époque le studio N A va nous offrir de quoi bercer la jeunesse de nombreux trentenaire : Maya l’abeille, bouba, Flo et les robinsons suisses, Rody le petit cid ou Les aventures de Tom Sawyer. Ce genre de série fera partie de la fameuse saga World Masterpiece Theater. Cette saga a pour but de faire une adaptation chaque année d’un classique de la littérature sous forme d’une série animé. Cette saga continua sans interruption de 1975 à 1997 ou elle se suspendra avec une nouvelle interprétation de Rémi sans famille.

Bien sur l’intérêt des jeunes nippons pour les adaptations de roman vont baisser avec le temps mais N A va prendre les devants dès 1990 en se diversifiant et en évoluant vers des séries d’humour ou des associations internationales (comme AB avec lesquels il créeront l’école des champions). Ils migreront aussi vers les nouvelles technologies. Du coup N A va devenir un veritable studio polyvalent mais il devient au même moment moins présent sur le devant de la scène.

Sa dernière grosse production est Fantastic Children (2004) qui est bien loin d’un roman de littérature classique puisque la série est clairement orienté fantastique. Pourtant le studio tourne toujours et on attend avec impatience une de leur production car on sait d’avance que la qualité sera là.

Une pensée sur “Etre Nippon n’empèches pas de…

  • 3 juillet 2008 à 15 h 08 min
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    Euh un commentaire pas trés constructif mais bon.
    Vive l’animation..

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