Ce n’est pas parce qu’on est dans une maison de fou

Que l’on est fou !

En 1963 Osamu TEZUKA crée Mushi Production, le premier studio japonais à offrir au public divers séries d’animation TV. Celui ci nous a offert 2 grands succès : Astro Boy et Madhouse. Si le premier était voulu le second vient surtout du départ de nombreux membres du studio au début des années 70. Histoire de se donner une idée il y avait 400 personnes qui bossaient à Mushi dans les années 60 alors que maintenant ce sont 60 personnes qui y sont principalement pour gérer la sous traitance. Mais revenons à nos moutons et à nos fous. Au début des années 70, Mushi Production avance doucement vers la faillite et nombre de ses artistes les plus réputés ont quitté le navire en détresse : Shingo Araki (character designer de Saint Seiya), Akio Sugino (character designer sur Cobra) et Rintarô (pas besoin de le nommer lui) sont parti former leur studio ou taffer en freelance. En 1971 d’autres membres vont les rejoindre et tous vont finir par former un nouveau studio : Madhouse. En tout cas si on repart en 1971 on remarque que le studio sait choisir ses liens car il va taper fort en se liant avec le studio TMS qui connait à l’époque un gros succès à la TV.

Durant les années 70 à 80, ils vont participer à la production de Rémi sans famille, l’ile au trésor et divers autres animes qui ont bercé notre enfance (enfin la mienne :p) puis arrivent les années 80-90 et le studio se lance vraiment dans la production de films avec Rintaro comme fer de lance histoire de concurrencer JC Staff ou AIC. Durant cette période ils nous pondront L’Épée de Kamui (Kamui no ken) un pur joyaux et surtout Lodoss War qui prouvera que les asiatiques savent aussi interpréter un JDR en respectant l’esprit occidental.

Ce genre du succès va offrir au studio une stabilité économique qui va leur offrir la possibilité de pondre de vrais séries dans les années 90. A la différence de nombreux autres studios Madhouse va fournir des titres orientés adultes comme Cyber City ou Ninja Scroll.
Ils sortiront notamment Trigun ou Sakura chasseuse de cartes qui deviendront des succès TV incroyable. C’est aussi en 1998 que sort Perfect Blue de Satoshi Kon qui deviendra lui aussi une valeur sûre du studio mais sur grand écran cette fois ci.

Quand on parle de Madhouse un nom revient souvent en + de Rintaro : Yoshiaki Kawajiri qui a su à sa manière dynamiter la production du moment qui il faut l’avouer était un peu frileuse au niveau des expérimentations en imposant son film qu’est la Cité interdite. Il sera aussi l’auteur de projets marquants comme Cyber City Oedo 808 ou Ninja Scroll voir le sublime Vampire Hunter D : Bloodlust. Mais le nom de Madhouse évoque aussi Katsuhiro Otomo avec lequel Madhouse a collaboré qu’il n’est plus besoin de nommer puisqu’il nous a offert Akira qui pour moi est Le Film avec un grand F. on peut aussi citer Satoshi Kon et ses œuvres filmiques déjantées comme Perfect Blue. Bref Madhouse est un des plus grands viviers de noms mythiques à mes yeux.

Bref pendant de nombreuses années Madhouse va travailler pour et avce des noms prestigieux que ce soit dans le domaine de l’animation ou des mangas que le studio adapte avec qualité (de nombreux Clamp particulièrement ainsi que des titres de Leiji Matsumoto ou le fameux Monster de Urasawa).

Dernièrement le studio va continuer à produire de manière effrénée et ce sans perdre en qualité (ce qui est un exploit il faut l’admettre) à sortir divers titres à la Tv (Nana de yasawa), sur grand écran (Paprika) voir même en OAV (Final Fantasy Last Order) en donnant sa chance à de jeunes talents de la réalisation comme Hosada qui devait taffer pour Ghibli sur le château ambulant. En conclusion la maison de fous n’a pas fini de produire des bijoux dans les années à venir et c’est tant mieux.

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