Il a tout d’un dieu…

Avant de devenir mondialement connu pour le très onirique et triste tombeau des lucioles Isao Takahata nous a offert une perle du nom d’Horus, prince du soleil. Ce film est sans aucun doute l’un des plus anciens et plus magnifiques films du duo de trublions qui sera appelé à créer un jour les studios Ghibli.

Ce film estampillé Toei datant de 1968 est l’une des premières collaborations de nos compères et si le coté graphique semble un peu désuet, le fait qu’il arrive sur ses 40 ans en gardant un attrait des plus certains pour le fan aguerri mérite un article.

Mais revenons d’abord sur cet auteur atypique qu’est Takahata. Durant ses études, Isao Takahata s’est pris de passion pour la littérature française. Il découvre les poèmes de Prévert et les collaborations qu’aura celui-ci avec d’autres. En 1959, il rejoint la Toei. Et c’est en 1968 qu’il réalise son premier long métrage, Horus, prince du Soleil avec Hayao Miyazaki. Ce film n’obtiendra pas le succès attendu à l’instar de nombreux long métrages de l’époque (il faut croire que le public ne s’attends pas à voir apparaître ce genre d’animation sur grand écran). Depuis, Miyazaki et Takahata travaillent souvent ensemble, sur des films comme sur des séries TV et on sait où ce genre de collaboration va mener…

Mais parlons un peu de ce film qu’est Horus, prince du soleil.

Dans une nature hostile où les loups attaquent toujours l’homme, Horus, un adolescent plein de vie et de courage, retire une épée de l’épaule d’un démon de pierre, plantée là comme une écharde : c’est l’épée du soleil.
Fier de lui, il ramène l’épée à son père, mais ce dernier meurt. Au moment de rendre son dernier souffle, il lui confie une mission : sauver son peuple d’une créature qui terrorise le pays. Commence alors pour le jeune garçon sans peur un très long voyage pour retrouver les siens.

Je ne vais pas mentir en vous avouant que le film accuse son age car il faut comprendre que les techniques d’animations et le public visé ne sont pas ceux que nous représentons aujourd’hui : pas de 3D ou de graphisme alléchant ou de fluidité digne d’un film live. De même le scénario pourra sembler légèrement naïf par rapport à des titres comme Ergo Proxy ou Ghost in the Shell pourtant replaçons celui-ci dans le contexte historique et vous verrez qu’il mérite l’attachement que je lui porte. Déjà parlons de la création d’Horus qui s’est déroulée pendant la Guerre du Vietnam. Ce contexte a marqué le film et même derrière le coté enfantin on sent une certaine tension de l’auteur. En plus divers soucis de délais et de budget ont créé divers tensions entre les artistes et la production. Du coup la réalisation fut interrompue plusieurs fois. Elle fut finalement menée à bien grâce à la tenacité de ses auteurs et des techniciens. Vous le comprendrez donc ce film est un film né des tripes de nos 2 amis de 40 ans et rien que pour cela et aussi le fait qu’il s’agisse du tout premier film né de leur travail commun il mérite sa place dans votre DVDthèque

-Vous connaissez ?
– Vous aimez ce genre de vieux long métrage ?
– Qu’en est il de Kié ou du tombeau ? Vous aimez Takahata ?

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